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Noir/blanc, feu/glace, calme/turbulent, gentil/méchant, autant de contrastes pour qualifier la complexité d'un être. Il n'y a jamais de juste milieu, il faut le laisser aux indécis. Savoir ou ne pas savoir, agir ou subir. Tout n'est qu'une question de tempérament.
On se retrouve parfois à la croisée des chemins. Remettre en cause tout un cheminement psychologique que l'on appelle le "Soi". Pousser ses limites jusqu'à les faire basculer, lesrenverser. C'est une voie à emprunter au risque de perdre des choses auxquelles on tient : toi, mes amis..
Le travail sur soi est parfois difficile pour ne pas dire souvent difficile. Il fait couler des larmes, des larmes de sueur. Et puis, il fait mal, très mal car les choses ne sont pas toujours comme on aurait aimé, on se rend compte que l'on a raté des choses à des moments clés d'une existence et que lorsque l'on additionne tout cela, le résultat de l'équation est erroné, la calculatrice ne reconnait pas le calcul : ERREUR.
Le coeur est un peu lourd, trop lourd pour la période sans doute, le moral se résume à des montagnes russes. La pente avant la remontée et ainsi de suite. Le schéma est classique mais on a souvent le sentiment que les pentes sont plus fréquentes et plus longues que les montées. La vie est ainsi faite, pleine de désillusions et de mensonges.
Seulement on préfère s'accrocher à ces bouchées occasionnelles de bien-être. Ne nous mentons pas, le ciel est sombre et il ne nous accorde qu'un éclairci pour mieux déverser ses foudres. On souffre par naïveté, voila le fin mot de l'histoire. Rousseau ne croyait pas en la Nature humaine, moi non plus, manger ou être mangé, tel est le dogme, préférer être le noir plutôt que le blanc, la turbulance plutôt que le calme.

# Posted on Tuesday, 02 June 2009 at 5:38 PM

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J'y pensais depuis quelques temps et puis finalement à 0h15, l'idée me prend d'écrire quelque chose. Le sentiment est partagé. D'un côté, je me retrouve devant cet écran et je renoue avec ce que j'aimais il y a encore quelques mois. De l'autre, la peur. L'idée que je tenais va peut être s'échapper et le style aura peut être perdu en saveur (si tant est qu'il y en avait jadis bien sur). Tant pis, abandonons la forme et le fond, il n'y a pas de code pour écrire.
Alors je me retrouve là, sans vraiment quoi dire et sans avoir de thème en particulier à aborder. Je plaisante. A quoi bon prendre la peine de rédiger ces quelques lignes s'il s'agit simplement de tourner en rond?
Le déclic : la dernière interview de Gainsbourg et un de ses passages au Jeu de la vérité. Un Gainsbar dans toute sa splendeur, décadent et impertinent, provocateur et je-m'en -foutiste. Mais au délà de ça, le personnage allie complexité et simplicité, sincérité et mensonge, l'éternel clivage Gainsbourg/Gainsbar
Si j'en viens à parler de lui, c'est que finalement, je me sens proche de lui. Loin de là l'idée de me comparer à lui, je n'ai ni son talent, ni sa notoriété. En revanche, je partage au moins une chose avec lui : la pudeur.
Quand viennent les sentiments, le masque tombe et Gainsbar redevient Gainsbourg, être sensible et authentique.
Le temps m'a érodé à petit feu. Le venin a pénétré mon sang pour attaquer mes membres, les uns après les autres, doucement, perversement. Je me reconnais dans les poèmes "spleeniens" de Baudelaire et les sentiments de Gainsbourg. Mélancholie et vague à l'âme. Le sentiment d'avoir tout mais de ne rien posséder. Voila la problématique, que se passe t-il lorsque l'inconscient (pas si inconscient) déborde sur le conscient?
J'ai souvent été inspiré par mes relations avec les jeunes femmes et je vous avouerais que je ne vais pas déroger à la règle.
Il a fallu prendre sur soi, repousser sa Nature Humaine jusqu'à en être dénaturé pour trouver ce semblant d'harmonie. Semblant car nous le savons tous, tout n'est qu'éphémère. Seuls les utopistes pourront tenter de vous berner. Au final, les efforts que l'on qualifierait de positifs engendrent un aspect négatif.
Oui, j'aime ces "non-dits" comme une muse avait l'habitude de me dire, oui j'aime cet implicite qui nous unit, oui j'aime. Au rebours, il a fallu intérioriser..beaucoup, prendre sur soi, ravaler ses mots. Seulement, la moindre extériorisation relève d'un viol, d'une atteinte à mon être le plus profond, il en sort un mal et un mal être, la sensation sans doute d'être nu et à portée du fusil, la chasse est ouverte et je suis la proie. Chaque mot a son impact et pousse un peu plus ses larmes à couler. De la pudeur et de la sensibilité. Le combat est d'autant plus difficile si le flou de ses pensées vous berce tout le long de la relation.

Un jour, tu me quitteras (à nouveau) et je te ne verrais pas venir.

# Posted on Thursday, 14 May 2009 at 6:57 PM

The end of a chapter.

The end of a chapter.
Il arrive un moment où les choses prennent fin. Ceci est valable dans n'importe quel domaine. C'est un peu comme l'amitié. Les envies sont comme les amis, elles viennent et s'en vont. Bref ici, c'est l'envie qui est partie. J'essaye de passer à autre chose et d'aller de l'avant. Plus trop d'inspiration et puis plus envie de partager ce que je peux ressentir. C'est égoïste, je sais! Un grand merci à tous ceux qui un jour se sont arrêtés par là et qui ont aimé ce que je pouvais dire. Je ne faisais pas ca pour vous mais c'est assez rassurant de voir que l'on n'est pas forcément seul à vivre telle ou telle situation.



Merci.

# Posted on Monday, 18 February 2008 at 7:56 AM

Edited on Tuesday, 28 April 2009 at 1:29 PM